Docteur François Dupuys

Hernie inguinale

 FORMULAIRE D’INFORMATION

Ce formulaire a pour but de vous informer des diverses complications qui peuvent découler de l’intervention chirurgicale dont vous allez bénéficier prochainement.

Tout geste chirurgical peut en effet se compliquer, dans des pourcentages variables, mais généralement très bas, voire infimes, en fonction de la maladie et de la complexité de l’intervention.

De plus, votre état général, peut associer des facteurs de risques et engendrer eux-mêmes des complications, cardiaques, pulmonaires que le docteur anesthésiste vous détaillera lors de sa consultation. Vous pouvez également en postopératoire, de retour chez vous, souffrir d’une phlébite (caillot dans une veine des membres inférieurs) malgré la prévention par piqures qui vous aura été prescrite.

Cette information n’a pas pour rôle de vous faire peur, mais elle doit vous expliquer les risques petits et grands qui pourraient survenir.

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Vous allez être opéré(e) d’une hernie inguinale.

Il s’agit d’un orifice dans les muscles, à travers lequel sort de la graisse ou l’intestin : ceci occasionne une  gêne ou peut être douloureux. L’évolution de la hernie se fait inéluctablement, vers l’agrandissement de l’orifice.

Ce qui fait toute la gravité du problème, est le risque d’étranglement de l’intestin dans la hernie: douleur très importante, occlusion (vomissements, arrêt des gaz et des matières), qui doit conduire à une intervention en urgence.

Il vaut donc mieux opérer dans de bonnes conditions et hors contexte d’urgence, source de stress et de lourdeur des suites opératoires.

On distingue deux types d’intervention de hernie : par voie classique avec incision ( 5 à 10 cm)et pose de renfort et par cœlioscopie (caméra dans le ventre, trois petites incisions). Les indications sont fonction de votre métier, âge, état général.

En ce qui concerne la chirurgie classique, les risques postopératoires sont :

-hématome : qui peut conduire, s’il est volumineux, (allant dans la bourse) à une réintervention pour évacuation. Généralement, il disparaitra  spontanément.

-infection : là aussi, réintervention qui peut nécessiter de retirer la prothèse de renfort.

– phlébite, infarctus (si votre état cardiaque est précaire).

– parfois des douleurs résiduelles sur la cicatrice, dues à des douleurs musculaires, osseuses, ou à un névrome (engainement par les tissus de cicatrisation, de petit nerf sous la peau) accessibles pour certaines à des traitements médicamenteux spécifiques,  ou entrainant parfois une réintervention afin d’enlever ce névrome.

-Le risque de récidive est de moins de 1%.

Les complications par cœlioscopie : l’on passe dans la cavité abdominale au cours de cette technique.

–       Hématome sur l’un des orifices d’incision : peut conduire à une réintervention

–       Hématome dans le site opératoire de la hernie : pouvant engendrer une occlusion réflexe, imposant l’évacuation généralement par voie coelioscopique.

–       Occlusion intestinale : là aussi la réintervention peut se discuter.

–       Douleurs résiduelles dans la région de l’ancienne hernie.

–       Risque de récidive de moins de 1%

Tous ces risques sont rares à mettre en balance avec la gêne, les douleurs qu’occasionne votre hernie et le risque d’étranglement qui, lui, n’est pas négligeable.